D’une histoire à une autre : le Godzilla écraseur devenu Marsupilami débroussailleur

Le Godzilla écraseur c’est moi. Et je suis aussi le Marsupilami débroussailleur au fait…

Pendant des années, je me suis dit que je prenais trop de place. Que j’étais trop bruyante, avec une voix qui portait trop, un rire trop exubérant, …

Dans le domaine professionnel, il en était de même : castratrice, opportuniste, carriériste, on a peur de moi, femme à poigne, j’en ai entendu des qualificatifs tout aussi sympas et encourageants les uns que les autres.

Mon histoire dominante : celle que me renvoyaient les autres

Face à ce que me renvoyaient les autres, je suis donc devenue le Godzilla écraseur, castrant et écrasant tout le monde sur son passage…. C’était devenu mon histoire dominante, l’histoire qui me racontait et me décrivait, l’étiquette que je portais depuis des années.

Puis un jour, lors de ma formation aux pratiques narratives, j’ai une très belle conversation qui démarre avec “Parle-moi d’une histoire qu’on raconte sur toi et qui a le don de beaucoup t’agacer”.

Je pars automatiquement sur ce récit de “Godzilla écraseur” prête à décrire et partager tout ce qui peut argumenter cette vision que j’ai de moi-même qui m’agace.

Vers mon histoire préférée grâce à de petites traces fines, des exceptions

Puis cette conversation prend soudainement le chemin pour aller explorer ailleurs, et on me demande de raconter d’autres récits histoires justement, des moments où je n’étais pas Godzilla. Et je trouve enfouie dans ma mémoire et mes ressentis, ce petit rien, cette exception qui refait surface et me permet de raconter une autre histoire que celle que je me suis collée dessus depuis des années.

C’est une nouvelle histoire et une nouvelle face de Vanessa que je découvre alors : celle du Marsupilami débroussailleur. Finalement, si certains peuvent me voir comme un Godzilla écraseur, la plupart me voient plutôt comme un Marsupilami, pleine d’énergie et de joie de vivre, qui sait rebondir et qui vient même les aider parfois à débroussailler la jungle dans laquelle ils vivent.

Et là, c’est plein d’autres histoires de ma vie qui m’apparaissent. Des histoires dans lesquelles je n’écrase personne sous mes pas, mais dans lesquelles je rebondis, j’aide, j’accompagne, j’écoute et je fais grandir les autres.

Grâce à cette belle conversation narrative, je peux enfin me raccrocher à une histoire que je préfère bien plus que celle qui me colle à la peau : je ne prends pas de la place, ou trop de place. Je prends ma place. Juste une place pour moi. Je ne suis pas carriériste ou opportuniste, je sais rebondir et me faire un chemin vers la lumière quand il n’y en a plus.

Et je sais aussi devenir Godzilla lorsque la situation le requiert, et c’est surtout quand je me sens menacée ou que quelqu’un dans mon entourage est menacé, mais cela je vous en parlerai un peu plus dans un prochain billet…

Nous sommes tous multi-histoires et riches de multiples identités. Les conversations narratives nous permettent d’étoffer notre identité préférée.

La mienne c’est celle du Marsupilami qui bondit joyeusement tout en débroussaillant la jungle pour aider les autres à retrouver leur chemin.

Et la vôtre c’est quoi ?

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