« Je n’ai pas envie de confier mon cerveau à quelqu’un d’autre » ​

« Je n’ai pas envie de confier mon cerveau à quelqu’un d’autre » – voilà ce que m’a dit une amie l’autre jour alors que nous discutions régimes, prise de poids et ce qui probablement nous freinait dans notre démarche. 

Une discussion tant soit peu banale vous me direz ? Oui, sauf qu’elle le devient un peu moins lorsque la discussion se tient entre deux amies qui partagent le métier de coach. 

En quel sens est-elle différente ? Eh bien, il y a des fois (pas tout le temps je vous rassure) où ce genre de discussions réveille « introspection » et la machine à laver à laquelle nous avons entraîné notre cerveau afin de mener au mieux notre métier, se met automatiquement en marche. 

Et vlan, les questions fusent, qu’elles soient silencieuses avec nous-mêmes ou échange à voix haute entre nous d’ailleurs :

  • « En quoi est-ce important pour moi de maigrir ? »
  • « Qu’ai-je déjà entrepris dans ma démarche ? qu’est-ce que je pourrais entreprendre de plus ? »
  • « En fait, mes kilos me protègent … mais de quoi ? peut-être que je devrais aller plus loin dans cette analyse ? aller voir quelqu’un ? »  
  • « Qu’est-ce que ces kilos me procurent ? »

Coachs comme nous sommes, nous en sommes bien entendu arrivées à nous poser des questions sur les bénéfices à aller en parler à quelqu’un, coach, psy ou autre. 

C’est là que mon amie me dit « Oh la la, moi je ne veux pas aller chez le psy ou même me faire coacher. Je n’ai pas envie de confier mon cerveau à quelqu’un d’autre en ce moment ». 

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi non plus ça ne me plairait pas de confier mon cerveau à quelqu’un d’autre. Ce serait trop dangereux à mon sens. Et qu’est-ce que cette personne va faire avec ? Je ne le confie pas facilement ce cerveau qui m’est si précieux. Et puis, c’est MON cerveau, une partie de moi, si je le confiais à quelqu’un d’autre, comment pourrais-je être sûre qu’il n’en abuse pas ? 

Je comprends donc comment la démarche d’aller voir quelqu’un peut être difficile et faire peur. 

Je m’entends alors demander à mon amie « maintenant, si confier ton cerveau à quelqu’un d’autre semble une trop grosse marche à passer, que te faudrait-il pour commencer par ouvrir ton cerveau pour que quelqu’un vienne juste le visiter, aux horaires que tu auras fixés ? ». 

C’est juste que personnellement je trouverais trop difficile de “confier” mon cerveau tout entier à une autre personne. Donc je préfèrerais garder un peu de contrôle et juste proposer à une ou certaines personnes que j’aurais choisies, et de les inviter à venir en visiter des parties (que j’aurais décidées) et juste pour une plage horaire que j’aurais aussi choisie. Ensuite, ces personnes pourraient revenir et peut-être visiter un peu plus et plus longtemps, ou pas. C’est moi qui déciderais. 

Un peu comme si mon cerveau était un château magnifique et immense dont les habitants choisissent de faire visiter quelques pièces de temps en temps selon des horaires d’ouvertures et des règles de visites bien précis. 

Alors pourquoi ai-je décidé de partager ceci avec vous aujourd’hui ? Car selon moi, c’est une belle représentation de ce qu’est le coaching. 

En effet, pendant une démarche de coaching, le/la coach : 

·      N’entre que sur invitation

·      N’est qu’en simple visite

·      Ne visite que le périmètre délimité et autorisé

·      Ne visite que durant les horaires où le/la coaché(e) ouvre la porte 

·      Ne visite jamais seul(e), le/la maître(sse) des lieux est toujours présent(e)  

·      …

Tout ceci pour rappeler, qu’un coach suit une déontologie et a une éthique, que son métier ne lui permettrait pas de venir squatter une des pièces de votre château, ni de tout d’un coup venir s’installer chez vous. 

Son métier, c’est de venir visiter votre château, avec vous, lorsque vous l’y invitez, au moment que vous décidez. Ensuite il/elle repart. Il/elle vous aura peut-être laissé quelques cadeaux en repartant, mais seulement des cadeaux qui vous permettront d’avancer et d’éclairer les pièces. Et si la lumière se fait trop forte et devient inconfortable, le coach vous aidera à la tamiser un peu jusqu’à ce qu’elle vous convienne et que la lumière naturelle du jour ou de la lune puisse revenir vous éclairer, sans besoin de lampe pour vous y aider. 

Voilà pourquoi j’aime tant mon métier. Quelle émotion, cette idée d’être invitée à visiter tant de châteaux différents, allant du petit studio à la grande demeure et d’aider les habitants à ré-ouvrir les volets pour y faire entrer la lumière naturelle. 

Ne restez pas dans l’obscurité, la lumière naturelle est tellement plus belle. 

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